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Transition professionnelle et changement d’identité



Qui suis-je, si je ne suis plus contrôleuse de gestion ?

La transition professionnelle n’est pas un processus linéaire. Dans l’idéal, chacun aimerait se fixer un objectif de type « d’ici 6 mois, je commence mon nouveau de job de XX » et décliner son plan d’action étape après étape.

Spoiler : Cela ne se passe pas tout à fait comme cela…

 

Un obstacle majeur : le changement d’identité professionnelle

Même si certaines personnes s’en défendent, nous avons tendance à investir notre identité dans notre vie professionnelle. Nous nous définissons volontiers par notre métier et nous nous présentons comme « Charlotte, contrôleuse de gestion ». Nous avons tous besoin de clarté et ce raccourci qui définit Charlotte comme contrôleuse de gestion y contribue parfaitement. Tout va bien…jusqu’au jour où Charlotte ne veut plus être contrôleuse de gestion, mais scénariste, chanteuse professionnelle ou gardienne de zoo.

Son entourage est incapable de décoller l’étiquette du contrôle de gestion et d’apporter une aide concrète à Charlotte. Dans sa recherche de pistes et de contacts, ses proches la mettent en relation avec un directeur financier, une secrétaire générale, un expert-comptable, bref, des personnes qui restent liées à l’identité et à l’univers qu’elle cherche à quitter.

Pour Charlotte, cette transition s’avère anxiogène : comment quitter une précédente identité professionnelle, qui avait le mérite d’être claire, avant d’être complètement sûre de la nouvelle voie à suivre ?

Même si cela peut sembler excessif, c’est bien d’une perte d’identité –certes temporaire– dont il s’agit. Voilà qui est plutôt inconfortable et qui incite parfois à renoncer ou à s’en tenir à un changement moins radical.

 

Comment gérer cette perte d’identité ?

-       Acceptez l’inconfort : Nous ne sommes pas égaux dans notre capacité à gérer l’incertitude et l’ampleur du changement. À vous de jauger quel niveau de risque est «raisonnablement » anxiogène pour vous. Il ne sera pas le même pour votre collègue. Un niveau « raisonnable » provoque de l’inconfort et de l’anxiété, mais il ne vous empêche pas de fonctionner normalement. À l’inverse, un niveau déraisonnable vous prive de vos moyens et nécessite de revoir vos plans.

-       Repérez ce dont vous ne voulez plus. À défaut de savoir précisément où aller, vous savez probablement très bien ce dont vous ne voulez plus. Cela constitue un excellent point de départ et une boussole pour plus tard. Prenez soin de noter tout ce dont ne vous voulez plus en termes de lieu de travail, de culture d’entreprise, de style de management, de types de tâches et de responsabilités, etc. Cela vous aidera à définir, à l’inverse, ce à quoi vous aspirez.

-       Avancez sur plusieurs scénarios à la fois. Comme Charlotte, autorisez-vous à vouloir être scénariste ou gardienne de zoo. Cela fera hurler votre entourage « Quoi, tu ne peux pas choisir une voie et t’y consacrer à fond ? Il faut que tu te disperses ? Tu ne sais toujours pas ce que tu veux ? … » Laissez passer les récriminations et travaillez sur les deux projets, voire sur un troisième : vous avancerez un peu moins vite, mais vous garderez plusieurs options ouvertes, alors que certaines portes se fermeront peut-être.


Surtout, restez en mouvement et testez des pistes au lieu d’attendre l’idée du siècle !

 

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que cela résonne avec votre expérience personnelle ? Comment avez-vous traversé cette phase d’incertitude ?

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